L’exposition « (R)évolution » réunit un ensemble d’estampes de l’Artothèque du GAC qui ont été
choisies par un groupe d’élèves du lycée Boissy d’Anglas. Elle met en scène le regard qu’ils
portent sur une série d’évolutions qui caractérisent selon eux le monde actuel et qui sont au cœur
de leurs préoccupations : évolution du rapport entre l’Homme et la Nature ; évolutions sociales,
économiques, techniques et leurs effets ; révolutions et luttes… En mettant en avant les éventuels
dangers que ces évolutions peuvent engendrer pour nos modes de vie et pour le vivant, les
élèves invitent le spectateur à une prise de conscience, prémisse d’une révolution à venir de nos
comportements, notamment à l’égard de notre environnement.

M Fabien Sanner, professeur d'arts plastiques au lycée Boissy D'Anglas d'Annonay

Préparation du projet en quelques images

Salle 1

Du lierre semble vouloir investir le lieu d’exposition ; une pancarte envahie par la végétation paraît
avoir été déposée là après une manifestation. La première salle rassemble des estampes
évoquant une Nature fragile et menacée par l’Homme. Le vivant et l’homme s’entrechoquent. Un
fond sonore immersif et omniprésent mélangeant des bruits industriels et urbains envahit la pièce,
en décalage complet avec les représentations associées à la Nature affichées sur les murs. Les
fenêtres sont obstruées, comme dans la salle suivante, par du « rubalise » qui sert habituellement
à délimiter des espaces dangereux.

Salle 2

Le regard du spectateur est ensuite attiré vers la seconde salle par une lumière bleue et froide. Il
découvre en entrant une pièce qui évoque un appartement privé, avec un fauteuil, une télévision
et une cheminée. Les estampes évoquent les dysfonctionnements liés aux activités humaines, ou
à la technique, l’aliénation aux objets, à l’industrie du spectacle ou l’appauvrissement culturel. Vu
au travers du prisme des médias, le monde extérieur est perçu comme un danger menaçant.

Salle 3

L’un des murs semble envahi par des morceaux plus ou moins déchirés de journaux, faisant écho
au chaos de l’actualité. Des estampes évoquant les luttes et les résistances politiques et sociales
sont accrochées en désordre. Certaines sont penchées, ou même à l’envers. D’autres sont
posées négligemment au sol. L’accrochage désordonné suggère une instabilité, potentiellement
porteuse du germe d’un renouveau.

Salle 4

Un projecteur met en valeur l’unique estampe exposée ici, Arbre Rouge - La grande roue d’Hollan
Alexandre, qui capte l’énergie et le mouvement vital qui habite l’arbre, entre figuration et
abstraction. C’est une nature préservée et vigoureuse, source d’espoir. La dernière pièce de
l’exposition constitue une bulle hors du temps, une sorte de sanctuaire où le spectateur s’isole
des bruits et des lumières angoissantes des salles précédentes. Grâce à un casque audio mis à
sa disposition, le spectateur peut s’immerger dans un refuge sonore relaxant, avec des bruits de
feuillage, d’eau qui coule et d’oiseaux. Après avoir ouvert les yeux sur le monde grâce aux
premières salles d’exposition, le spectateur est invité à prendre conscience de l’importance de
préserver une nature en bonne santé pour les générations futures.

Vernissage

(R)évolution, projet scénographique avec les œuvres de l'artothèque du 1er au 22 décembre 2023